8 Lessons on Emptiness with a Happy End
Exposición del 22 de Mayo al 8 de Agosto 2008
“Sólo cuando puedes aprender el perdón, puedes dejar de matar”. Dalai Lama
La Galería Guy Bärtschi –Ginebra- nos presenta el nuevo proyecto de la artista serbia Marina Abramović, nacida en 1946. Este proyecto intitulado 8 Lessons on Emptiness with a Happy End, coproducido por la galería y creado por la artista durante los últimos años fue realizado en Laos. La exposición será la ocasión de descubrir recientes trabajos, vídeos, dibujos y fotografías, producidos en este contexto, y que estarán presentados por primera vez al público. Este trabajo de Marina Abramović forma parte del proyecto iniciado en 1995 por el procurador e historiador France Morin, que une a artistas internacionales con comunidades locales, basadas en Estados Unidos, Brasil, o más recientemente Laos. Titulado The Quiet in the Land: Art, Spirituality, and Everyday Life, Luang Prabang, Lao PDR, el proyecto elaborado en Laos reúne a artistas como Cai Guo-Qiang, Ann Hamilton, Shirin Neshat, Jun Nguyen-Hatsushiba, Allan Sekula or Rirkrit Tiravanija, intentando establecer vínculos entre su mundo artístico y la vida cotidiana, mayoritariamente rural, y la espiritualidad singular de este país.
Los trabajos elaborados por Marina Abramović son poco habituales, muy personales: la artista se pregunta sobre el impacto de las imágenes de violencia y de guerra mostradas por la televisión, el cine y los videojuegos sobre nuestro mundo y más particularmente sobre los niños, símbolo de la inocencia. Inscritas en el entorno laosiano, estas representaciones recuerdan las películas Thai muy vistas por la población de Laos y el pasado de las tierras afectadas por conflictos. Estas visiones contrastan con los paisajes y los sitios apacibles de Laos, tocadas por la espiritualidad local, el ritmo de las temporadas, y el pasaje de la vida. La instalación de vídeo de cinco pantallas, 8 Lessons on Emptiness with a Happy End, opone de esta manera escenas de guerras mimadas por niños laosianos vestidos de soldado, a tierras conocidas por sus fuerzas naturales y revelada a la artista por chamanes. La banda sonora confronta igualmente ruidos de crístal roto con explotaciones, gritos de ninos al sonido del viento, del agua, oraciones de hermanos o campanas del monasterio.

El sentimiento general da una sensación extraña en la cual imagenes de violencia están purificadas por una súblima naturaleza y la religión. La guerra lleva a un vacío mental, espiritual y personal. Al fin de cada conflicto, siempre vuelve el mismo sentimiento de pérdida y absurdidad. Aquí los niños, al acabar su mórbido juego de guerra, queman las armas falsas con las cuales estaban jugando. Este ritual simboliza el fin del odio, revelando al mismo tiempo la irracionalidad de un mundo que hace que se pegan los niños. Sobre la gran foto The Family, realisada por el fotógrafo italiano Attilio Maranzano, los mismos niños posan con armas, simulando la guerra o fingiendo la muerte. Sobre dos otras fotos sacadas por un fotógrafo local, con niños disfrazados en soldados sobre sus rodillas, Marina Abramović domina la composición con su cara maternal y serena. Da otra impresión sobre la foto The Family XI en la cual, presentada de frente en un uniforme kaki, lleva en sus brazos una arma, personificando la diosa de la guerra, madre de toda violencia. Acompañada por un catálogo presentando todos estos trabajos y un texto de Jovana Stokić la exposición será la ocasión de descubrir este proyecto personal de una de las artistas más importantes de la última década.
Exposition du 22 mai au 8 août 2008
« Only when you can learn forgiveness, you can stop killing », Dalaï-Lama
« Seulement quand tu peux apprendre le pardon, tu peux arrêter de tuer ». Dalaï-Lama
La Galerie Guy Bärtschi est heureuse d’accueillir dans tout l’espace de la galerie, à partir du 22 mai, le nouveau projet de l’artiste serbe Marina Abramović, née en 1946. Ce projet, intitulé 8 Lessons on Emptiness with a Happy End, coproduit par la galerie et créé par l’artiste au cours de ces dernières années a été réalisé au Laos. L’exposition sera l’occasion de découvrir de récents travaux, des vidéos, des dessins et photographies, produits dans le contexte, et qui seront présentés pour la première fois au grand public. Ce travail de Marina Abramović fait partie du projet initié en 1995 par le curateur et historien, France Morin, qui réunit des artistes internationaux avec des communautés locales, basées aux Etats-Unis, au Brésil, ou plus récemment au Laos. Intitulé The Quiet in the Land : Art, Spirituality, and Everyday Life, Luang Prabang, Lao PDR, le projet élaboré au Laos et rassemblant des artistes tels que Cai Guo-Qiang, Ann Hamilton, Shirin Neshat, Jun Nguyen-Hatsushiba, Allan Sekula or Rirkrit Tiravanija, essaie d’établir des liens entre leur monde artistique et la vie quotidienne, majoritairement rurale, et la spiritualité singulière de ce pays. Les travaux élaborés par Marina Abramović sont inhabituels, très personnels : l’artiste s’interroge sur l’impact des images de violence et de guerre, véhiculées par la télévision, le cinéma et les jeux vidéos, sur notre monde et particulièrement sur les enfants, symbole de l’innocence.
Inscrites dans l’environnement laotien, ces représentations rappellent les films Thai très regardés par la population du pays et le passé des terres touchées par les conflits. Ces visions contrastent avec les paysages et les places paisibles du Laos, touchés par la spiritualité locale, le rythme des saisons et le passage de la vie. L’installation vidéo sur cinq écrans, 8 Lessons on Emptiness with a Happy End, oppose de cette façon des scènes de guerre mimées par des enfants laotiens habillés comme des soldats, à des terres connues pour leurs forces naturelles et révélées à l’artiste par des chamans. La bande sonore confronte également des bruits de verre brisé, d’explosions, de cris d’enfants au son du vent, de l’eau, et des prières des frères ou des cloches du monastère.
Le sentiment général donne une étrange sensation dans lequel des images de violence sont purifiées par une nature sublime et la religion. La guerre mène à un vide mental, spirituel et personnel. A la fin de chaque conflit, c’est toujours le même sentiment de perte et d’absurdité qui revient. Ici les enfants, en finissant leur jeu morbide de guerre, brûlent les fausses armes avec lesquelles ils jouaient. Ce rituel symbolise la fin de la haine, en révélant en même temps l’irrationalité d’un monde qui fait se battre les enfants. Sur la grande photo de la série The Family, réalisée par le photographe italien Attilio Maranzano, les mêmes enfants posent avec des armes, simulant la guerre ou mimant la mort. Sur deux autres photos prises par un photographe local, avec des enfants déguisés en soldat sur ses genoux, Marina Abramović domine la composition avec son visage maternel et calme. Elle donne une autre impression sur la photo The Family XI sur laquelle, présentée face dans un uniforme kaki, elle tient une arme dans ses bras, personnifiant la déesse de la guerre, mère de toute la violence. Accompagnée d’un catalogue présentant tous ces travaux et un texte de Jovana Stokić, l’exposition sera l’occasion de découvrir ce projet personnel d’une des artistes les plus importantes de la dernière décennie.
::Traduit par Adeline Barnet ::
::MENTES-INQUIETAS ::
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